Linkin Park - Shadow Of The Dayfrom the inside<3 x-believe-me-x

Linkin Park - Shadow Of The Dayfrom the inside<3 x-believe-me-x
// Je vous prierais de ne pas prendre cette image. Je l'ai dessinée moi-même pendant des heures. Alors soyez sympa! Merci //




Saint-Exupéry à écrit:


Et le petit prince dit à l'homme : « Les adultes ne comprennent jamais rien à eux-mêmes et c'est fatiguant pour les enfants de toujours devoir leur expliquer les choses. »



Je regarde mon réveil. Il est seulement un peu plus de 10 :00. Cela fait bien une heure que je suis réveillé et que je contemple mon plafond, allongé sur mon lit. Pourquoi est-ce que le mardi je n'ai cours que l'après-midi ? Au moins, quand je suis au lycée, j'ai quelque chose à faire. Et encore, je n'en vois pas l'intérêt. J'aurais pu en profiter pour dormir, mais je dors déjà trop.
Je lève machinalement ma main et tâte ma table de chevet à la recherche de mon portable. À quoi cela me sert ? Je sais que rien ne sera affiché. Comme tous les matins, je regarde ma boîte de réception ; elle est vide. Pas étonnant. Je fais ensuite défiler mes contacts : 'Dan', 'home', 'urgences'. Des fois je me demande pourquoi je garde mon portable, mais ma conscience me murmure alors « l'espoir ». Je la hais, ma conscience. De toute manière, je me demande qu'est-ce que je ne hais pas. Je le balance sur mon lit et je regarde à nouveau mon plafond. Je connais toutes les moindres tâches, les moindres trous qu'il y a. Je me lasse, comme à chaque fois, de cette vision et me lève. J'arpente ma chambre, un ballon mousse à la main. Cette balle est censé calmer, mais elle m'énerve encore plus. Pourtant je la garde en main.
Je pourrais détailler ma chambre même deux ans après l'avoir quittée. Au centimètre près, à la moindre fissure que j'ai faite sur le mur en m'énervant. Les jointures de mes doigts en gardent un souvenir cuisant. Au bout d'une heure, je balance la balle en mousse contre le mur et sors de ma chambre. La maison est vide, remplie que de ce qui est indispensable. Une quantité surprenante de photos d'une jeune femme décore la maison. Je n'en peux plus de les regarder, elles me tuent. De la voir si souriante à chaque recoins brise un peu plus ce qui reste de mon c½ur. Parfois, on peut y apercevoir un homme à ses côtés. Un homme que je connais depuis toujours, mais dont je ne sais rien à part l'antipathie qu'il me porte. Le voir heureux ne m'a été accordé qu'en photo. Je n'ai jamais entendu son rire. En plus de 17 ans.

Cette maison est vide d'émotions, seules les photos égayent un peu cette froideur. Je me demande toujours pourquoi il les laisse. Il est si peu souvent à la maison. Je le soupçonne d'en avoir mit autant pour moi. Pour me faire sentir encore plus mal. Si c'est ça, il a réussi, depuis longtemps. Il n'a jamais été violent avec moi, il sait bien que ça ne sert à rien. Il aurait pu pendant mon enfance profiter de mon manque de force pour me frapper, mais il a trouvé une arme plus puissante. L'indifférence. Je crois que c'est sa plus grande découverte. Que pouvait me faire plus mal que l'indifférence ? Moi, son fils, qu'il aurait tant souhaité ne jamais avoir.

Je marche, la tête basse, parmi ces souvenirs qui respirent ce bonheur que je n'ai jamais pu goûter, en tout cas, pas depuis très longtemps. J'entre dans la cuisine et me prépare quelque chose à manger. Je prends mon temps, je n'ai que ça à faire.
Ma vie se résume en un seul mot : le néant. Pire que le vide ou la solitude. Il n'y a rien.
Je vais ensuite dans la salle de bain et enlève mon t-shirt. Je me pose devant le miroir et sourit amèrement. Je n'ai pas à me plaindre de mon physique, j'ai eu beaucoup trop de temps pour le muscler. Mais à quoi me sert cette carapace, si personne n'est plus tenté de la percer ?
Je reste immobile et imagine mon après-midi au lycée. C'est bien simple ; personne ne fera attention à moi. Ni les intellos, trop fixés sur le fait que j'ai un physique d'athlète et encore moins les populaires, car eux m'ignore depuis déjà trop de temps pour se rappeler que j'existe.

Je me glisse dans la douche et laisse couler l'eau entre mes omoplates. Je pourrais y rester des heures, mais j'entends mon père entrer dans la maison. Je sors, me sèche et enfile un jeans par-dessus mon caleçon. Il est en train de se préparer un café, je le rejoins. Malgré le manque de communication entre nous deux, j'ai besoin de sentir une présence près de moi. La sienne. Je crois toujours au fond de moi, qu'il m'aime quand même et qu'un jour il me le dira.
Il me regarde arriver et hausse un sourcil. D'une voix glaciale, il me dit :

'Tu pourrais t'inscrire dans une équipe sportive du lycée avec le corps que tu as.'

Et devant ma tête renfrognée, il rajoute :

'J'avais oublié que tu préfères être un raté.'

' Merci. ' Dis-je avec une voix rauque.

Il n'a jamais voulu comprendre que les populaires étaient des hypocrites et que je ne voulais pas leur ressembler. Il me répondait inlassablement :

'Eux, au moins, ils ont des amis.'


Des amis ? Tu parles ! Ces amis-là, sont des gens avec qui tu te bourres la gueule et avec qui tu as souvent des relations sexuelles, mais dès qu'il y a un problème, tu te retrouves seul. Comme moi.... J'ai eu des amis, enfin je croyais. Mais je n'ai pas voulu les suivre dans leur débauche et ils m'ont abandonné.

'Sam, dit mon père, si tu faisais un effort, tu pourrais être autre chose qu'un raté.'
'De toute manière,
répliquai-je, tu aurais préféré que je ne naisse pas !'
'Oui....'
Il pose sa tasse et s'en va. Me laissant seul, encore une fois, blessé à en vomir.




Sometimes solutions aren't so simple
Sometimes good bye's the only away

And the sun will set for you
The sun will set for you



# Posté le vendredi 04 janvier 2008 12:42

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 15:54

Smith Point - Goodbyerest in pieces<3 as-lovers-go

Le lendemain matin.
J'ai passé un après-midi normal hier. Ce qui est bien le problème. Rien ne se passe, personne ne m'adresse la parole ou encore un seul regard. Ca vous donne l'étrange impression d'être déjà mort et que vous n'êtes qu'un fantôme, déambulant dans les couloirs du lycée. J'écoute parfois les conversations des autres et hier j'en ai entendu une qui me faisait presque rire. Une fille confiait à son amie qu'elle se sentait seule. Je n'ai pas voulu écouter plus longtemps. J'ai continué mon chemin. Qu'est-ce qu'elle sait de la solitude, elle ? Elle a au moins une personne à qui parler, à qui se confier. Elle n'a sûrement pas un père qui l'ignore depuis qu'elle est née et elle a sûrement une mère à la maison. Moi je n'ai rien de tout cela.

Je me lève doucement de mon lit et vais à la cuisine. Mon père est là et j'aperçois une valise près de la porte. Il ne m'accorde pas un regard, ni un bonjour et dit :

' Je pars en voyage pendant deux semaines avec ton oncle. Les clés de sa maison sont sur la table à l'entrée. Je sais que tu as l'habitude d'aller manger des fois chez lui le midi quand il n'est pas là. '


Effectivement, mon oncle vit près du lycée. Il est dans l'immobilier et aime particulièrement faire du tir. Et même si je ne l'aime pas particulièrement, ça m'évite de manger seul au milieu de tous ces groupes populaires et intellos. Si vous saviez comme je les hais ces gens. Tous des hypocrites, prétentieux et égoïste.

' Ok.'
marmonnai-je.

Je déjeune rapidement et vais me préparer pour aller en cours. Je vérifie pour la cinquième fois mon sac, pour être sûr que j'ai tout avec moi. Je le mets sur mon épaule, prends ma veste et sors de ma chambre. En passant devant le salon, j'entends mon père qui est en conversation au téléphone. Je m'apprête à continuer mon chemin, mais mon père prononce mon nom. La curiosité l'emporte. Je reste sur le pas de la porte et regarde son dos.

' Je sais.'
' .... '
' C'était un accident. Et elle a voulu le garder, mais moi j'étais contre. Et maintenant, elle... '


Il ne finit pas sa phrase, il vient de se retourner et de me remarquer. Son visage blanchit faiblement, mais moi je ne sens que la haine m'envahir tout entier. Il ne me voulait pas. Il ne m'avait pas désiré. Et il mettait toute la faute sur moi. Il ne pourra jamais m'aimer.

' Sam ! ' dit-il doucement.

Je ne l'écoute pas. Je claque ma main contre la porte bruyamment, passe devant la cuisine, ouvre la porte d'entrée et prend au passage les clés de la maison de mon oncle. Je descends rapidement les marches devant la maison.

' Sam,
répète mon père plus fort, je ne voulais pas.... '
' Tu n'as pas un avion à prendre ? ' le coupai-je.

Il hoche de la tête positivement. Je lui jette un dernier regard haineux et lance :

' Je ne te retiens pas. '


Je n'attends pas une quelconque réponse. Je pars rapidement vers la voiture. Je démarre et regarde un moment les clés de mon oncle. Je décide de passer chez lui avant d'aller au lycée, j'ai juste le temps. Mes mains tremblent de rage sur le volant. Je le déteste. Comment peut-il clamer haut et fort à un de ses amis qu'il ne m'a jamais voulu et qu'il regrettait d'avoir céder à l'envie de ma mère de me garder. Je sais qu'il le regrette.
Quelques minutes plus tard, je m'arrête devant chez lui. Je me dépêche d'ouvrir la porte, de descendre à la cave et de trouver ce que je cherche. Il a une certaine collection d'armes en tout genre. Je me demande si c'est vraiment légal. Et puis peu importe. Je remonte, sors et ferme la porte à clé. Je range l'objet dans la grande poche de mon pull et pars finalement au lycée.
Je tente de calmer les battements saccadés de mon c½ur, comme s'il savait ce que j'allais faire. Ma vie ne sert à rien. Je n'ai d'importance pour personne, même pas pour moi. Je n'ai plus vraiment de solution. Il faut en finir une bonne fois pour toute.


Is this goodbye
Can you hear me? Tell me if
Everything's alright.
I'll just close my eyes
Cause it's goodbyes I know too well.


Lorsqu'un homme perd sa voie, tout ce qui lui redonne de l'espoir, il perd aussi tout ce qui lui reste d'humain.
Smith Point - Goodbyerest in pieces<3 as-lovers-go

# Posté le jeudi 10 janvier 2008 13:16

Modifié le lundi 14 janvier 2008 11:21

Mogwai - 7:25animal<3 peey

J'arrive au lycée légèrement en avance. Je pourrais très bien rentrer et le faire maintenant, mais j'ai envie de les voir encore une fois ; ceux qui ne s'apercevront même pas de mon absence. Aujourd'hui, je sens qu'à la rage vient s'ajouter le désespoir, la méchanceté, mais aussi un peu de joie. Dans pas longtemps, dans quelques minutes, ma vie va basculer. Je le sais, je le sens. Et j'éprouve de la joie à savoir que mon calvaire va enfin se terminer une fois pour toute. Une joie meurtrière... Qui ronge mon âme comme les insectes rongent le corps des morts.

Je m'approche de mon casier à pas lents, un rictus sur les lèvres, mais les larmes prêtes à se répandre sur mon visage. Lever les jambes est presque un supplice pour mon corps qui hurle de douleur, mais je sais que c'est mon c½ur qui me crie cette détresse. Tout autour de moi devient flou ; j'ai l'impression de perdre la tête. Les voix des élèves qui m'entourent deviennent sourdes, comme si tout avait été plongé dans l'eau. J'arrive devant mon casier, je l'ouvre et tente tant bien que mal d'y déposer mon sac.

Je sens un regard posé sur moi, mais je ne reconnais pas la personne quand je me tourne vers elle. Seuls ses paroles ont un sens.

' Elle est dans un asile. C'est normal, après avoir engendré un fils comme lui, la mère devient folle. '

Des rires fusent dans mes oreilles. Je sais que ces paroles me sont adressées.
Ma mère.... Qu'on me foute la paix !

Le monstre dont il parlait est en train de s'emparer de moi. Plus rien n'est sous mon contrôle. La haine, la rage, le dégoût prennent possession de mon corps. Mes mains tremblent à nouveau. Je ne vois et n'entends toujours rien, mis à part les rires blessants. Ma gorge se noue, pendant que j'entends les rires des élèves s'éloigner. Les cours vont sûrement commencer, il y a déjà moins d'élèves dans le couloir.
Tout autour de moi, c'est l'obscurité, comme si j'étais subitement devenu aveugle, mais mes idées n'ont jamais été aussi claires. Enfin, elles le paraissaient pendant quelques secondes.

Sans trembler, ma main fouille dans mon sac. Je ne la contrôle pas, j'ai le sentiment de n'être qu'un spectateur et non un acteur. Elle entre en contact avec du métal froid. Elle l'empoigne, une goutte tombe sur ma joue enflammée. Comme si tout se passait au ralenti, ma main se lève, le bras s'étend devant moi. L'arme ne tremble pas, alors que mon c½ur bat à la chamade. Je suis sur qu'il va exploser d'une seconde à l'autre. Mes pensées partent en vrille, je ne sais pas ce que je fais, je ne sais pas où je suis, je ne sais plus qui je suis.
J'ai juste le temps d'apercevoir deux jeunes filles qui se baissent, le visage horrifié. Mes yeux croisent ceux de celle qui a des boucles d'or. Lorsque j'entends un coup de feu, mais yeux s'écarquillent de surprise. Je reprends soudainement possession de mon corps et de mon esprit. J'ai peur, très peur. Je range l'arme rapidement. Je regarde où se trouvaient les deux filles il y a quelques secondes et vois la vitre de la porte brisée.
C'est moi.... C'est moi qui ai tiré.


Et quand toute forme d'humanité disparaît, l'homme redevient un vulgaire animal, qui réagit sous ses simples pulsions.

Mogwai - 7:25animal<3 peey

# Posté le lundi 14 janvier 2008 11:14

Fightstar - Amethystwhat is it to burn<3 never-let-you-go

Fightstar - Amethystwhat is it to burn<3 never-let-you-go
Je reste un moment immobile, trop abasourdi et apeuré par mon geste. Le peu d'élèves qui restent dans les couloirs, hurlent, pleurent, courent vers une sortie. J'essaie de me reprendre en main ; je ne sais pas si quelqu'un m'a vu. Mis à part cette fille aux cheveux bouclés à la couleur des blés. Je tremble de l'intérieur, il faut que je m'enfuie. Je m'empare de mon sac et passe devant la porte à la vitre brisée. Je vois alors cette jeune fille, allongée au sol, inconsciente. Des briques de verre son éparpillées autour d'elle, sur elle et dans ses cheveux. Je la retourne pour voir son visage. Mes mains se crispent à la vue du sang sur ses lèvres, son front, ses joues. Mon côté animal n'a pas disparu, mais à cet instant, je n'ai qu'une seule envie : ne pas la laisser seule comme ça. Et pourtant elle m'a vu, elle m'a reconnu. Et à la vitesse de l'éclair, je réalise que si je la laisse ici, elle me dénoncera. Je me baisse, cale une main sous sa nuque et l'autre sous ses genoux. Je me relève, la serrant tout contre moi. Le tremblement fait place au frisson.
Que va-t-il se passer maintenant ?
Je sors alors du couloir, puis du lycée. Des élèves courent toujours dans tous les sens autour de moi et de cette fille. Je me dirige rapidement vers le parking, espérant qu'on ne me repère pas. Quand tout à coup, je sursaute en sentant une main se poser sur mon dos.
Depuis combien de temps, n'avais-je pas eu un contact physique comme celui là ?
Un garçon me regarde dans les yeux et me crie :

' Dégages ! Y a un mec armé ici ! '

Je laisse échapper un petit soupir de soulagement. Je sais qu'il était dans le couloir avec moi un peu plus tôt, mais il n'a pas l'air de m'avoir vu avec l'arme. La voiture est devant moi. J'ouvre la porte du côté passager et y dépose la jeune fille. Je la regarde longuement et ose toucher du bout des doigts les plaies sur son visage. Je remets une mèche bouclée à la perfection derrière son oreille. L'impression que le monde était plongé dans l'eau ne me quitte que lorsqu'à mon tour je monte dans la voiture et que je mets le contact.

Sous l'effet de la panique, qui ne m'a toujours pas quitté, je tente de réfléchir à ce que je vais bien pouvoir faire. La maison de mon oncle semble être la meilleure solution. Je ne peux pas réfléchir pour le long terme, j'ai trop peur. Il faut que je puisse me calmer pour y penser.
Mais à quoi est-ce que je pensais ?
C'était contre moi que je voulais retourner l'arme, pas contre elle, ni contre un autre, mais la colère m'a emporté. Je n'ai rien compris.

Arrivés devant la maison de mon oncle, je cache la voiture dans le garage en m'assurant que personne ne regarde. Je ne maîtrise plus mes sensations physiques. Je tremble, je transpire, je frissonne et j'ai une envie de vomir mes tripes. Je la reprends dans mes bras et entre dans la maison.
Et maintenant ?
Je monte à l'étage, dans la chambre d'ami et la dépose délicatement sur le lit. Je la regarde, rassuré qu'elle n'ait pas encore repris conscience, mais je sais que cela ne va pas durer. Il faut que j'agisse, que je trouve une solution. Quand elle va se réveiller, elle va sûrement commencer à crier, à tenter de s'enfuir, ou peut-être à me frapper. Dans tous les cas, je suis foutu. Je n'ai pas vraiment le choix, même si ça me dégoûte d'agir ainsi. De toute façon, je me dégoûte depuis plusieurs années maintenant. Alors un peu plus ou un peu moins. Où est la différence ?
Je cours presque dans toute la maison pour trouver de quoi faire. Je trouve enfin dans le tiroir de la commode dans le bureau. Je retourne dans la chambre d'ami et je la vois qui gigote doucement. Elle va bientôt se réveiller, il faut que je me dépêche, mais je n'arrête pas d'hésiter. C'est là qu'elle laisse échapper un petit grognement entre ses lèvres entrouvertes. Je déchire alors le bout de tissu que j'ai dans la main et le lui mets dans la bouche pour que personne ne l'entende crier. Elle fronce des sourcils, s'agite, puis finit par ouvrir les yeux et elle me regarde. Instantanément, ses yeux s'agrandissent, son corps se crispe et elle se recule dans le lit, comme si elle voulait être sûre que je ne pourrais pas l'atteindre. Elle se rend compte alors qu'elle a quelque chose dans la bouche, mais elle n'a même pas essayé de crier. Je vois maintenant que la peur a fait place à la colère. Elle m'effraie même pendant une fraction de seconde. Un silence plane dans la pièce, désagréable.
Je me rends compte au fil des minutes que j'aggrave toujours plus mon faux pas. Une voix dans ma tête me dit d'arrêter, mais je n'arrive pas à la suivre, j'ai trop peur. C'est trop tard maintenant. Elle me fixe toujours de ses yeux verts, foudroyant. Elle ouvre la bouche et j'entends alors un son faible qui ne prononce qu'une seule syllabe.

' Sam.... '


Keep all the lights off,
And I'll try to kill our faster,
Just to find your heart.
Please don't ignore me

anna & ana forever

# Posté le samedi 19 janvier 2008 10:35

Modifié le samedi 19 janvier 2008 10:58